La ville de Paris rétablit la prime pour l’achat d’un scooter électrique

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Il semblerait qu’il y ait eu confusion ou malentendu dans les services de la Ville de Paris et qu’il n’ait jamais été question de supprimer la subvention de 400 € pour l’achat d’un cyclomoteur équivalent 50cc en version électrique.
Pourtant, certains se sont vu frapper d’une fin de non-recevoir lorsqu’ils ont – de bonne foi – fait leur demande de subvention. La règle – leur a-t-on signifié – voulait que le demandeur n’obtienne la prime de 400€ qu’à la condition de justifier de la destruction d’un vieux scooter équivalent à essence.
La transition modale – pour parler dans le jargon des experts en la matière – implique que les individus, les citoyens, les citadins modifient leurs us et coutumes en matière de transports. Cette transition implique un engagement dans une démarche proactive, une volonté de bousculer des réflexes acquis de longue date, une remise en question ses habitudes, c’est-à-dire sortir de sa zone de confort.
C’est un effort qu’on demande au citoyen, ainsi il est tout à fait normal que le citoyen engagé bénéficie d’une contrepartie et cette prime de la Ville de Paris était amplement justifiée pour gratifier le concitoyen qui participe du bien-être et de l’avenir de chacun.
Notons également que changer ses habitudes induit de revoir ses comportements et donc de faire preuve de créativité. Or, remplacer un scooter thermique pour un scooter électrique n’est pas exemplaire d’une faculté au changement mais une simple transposition de ses réflexes en passant d’une technologie à une autre. C’est déjà une bonne chose pour l’intérêt général, mais nos dirigeants qui en demandent toujours plus aux citoyens, ne peuvent raisonner de façon aussi basique : faites détruire votre vieux scooter, même si sa valeur résiduelle est mieux côté à l’Argus que celle que nous vous proposons de 400 euros…
Mais la prime est heureusement rétablie et les personnes déboutées en première instance sont désormais en droit de faire appel de la décision. N’hésitez donc pas à reprendre la procédure qui – on nous l’a garanti – cette fois-ci aboutera assurément.

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